A la une

Après 45 ans de scission, radicaux valoisiens et de gauche se réunifient samedi

Sylvia Pinel et Laurent Henart à Matignon le 29 novembre 2017 à Paris / AFP/ArchivesLe mariage d'un siècle de radicalisme: le Parti radical

Après 45 ans de scission, radicaux valoisiens et de gauche se réunifient samedi

Le mariage d'un siècle de radicalisme: le Parti radical valoisien (PR) et le Parti radical de gauche (PRG) doivent mettre fin samedi à un schisme de 45 ans pour devenir une force "ouverte et indépendante", énième étape de la recomposition politique déclenchée par l'élection d'Emmanuel Macron.

"Les conditions sont réunies pour la réunification : il n’y a plus de frontières idéologiques entre nos deux partis", justifie Laurent Hénart, le président des Valoisiens, selon qui "quand on lit les deux programmes, il y a des nuances, mais pas de grosses différences".

Populaire chez les militants des deux formations, la réunification des radicaux laisse davantage sceptiques certains élus en remettant en cause des alliances anciennes.

Le PR, membre fondateur de la fédération UDI en 2012, en a été de facto exclu la semaine dernière en raison de sa volonté d'indépendance. Dans la foulée, le député radical Yves Jego a annoncé qu'il quittait le parti de la rue de Valois pour rester à l'UDI. Son collègue Michel Zumkeller devrait en faire de même.

De même, la réunification met un terme à la traditionnelle alliance électorale du PRG avec le PS - la présidente des radicaux de gauche Sylvia Pinel avait concouru à la primaire organisée par le PS l'année dernière (2,02%).

Si officiellement, le PR avait soutenu François Fillon et le PRG Benoît Hamon, nombre d'encartés des deux formations avaient toutefois voté Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle.

L'issue des congrès du PR et du PRG, samedi matin, qui doivent chacun entériner le principe de la réunification, fait toutefois peu de doutes: le comité directeur du PRG l'a entériné à plus de 90% il y a quinze jours, tandis qu'au même moment, Laurent Hénart se faisait réélire président du PR (avec 79%), face à Thierry Cornillet, anti-fusion.

- Manuel Valls et Emmanuelle Cosse ? -

Appelés à co-présider le nouveau parti radical, le maire de Nancy Laurent Hénart et la députée du Tarn-et-Garonne Sylvia Pinel auront encore de nombreuses questions à trancher.

D'abord, celle du nom de la formation: le Parti radical, le plus vieux de France pour être né en 1901, peut-il se passer d'une épithète qui renvoie à ses heures glorieuses, lorsqu'il s'agissait d'être "radicalement républicain" contre la tentation conservatrice et restauratrice? L'adjectif suscite aujourd'hui la confusion chez les néophytes.

"Les gens restent attachés au terme +radical+ ; on va peut-être malgré tout le garder", avance le numéro 2 du PRG, Guillaume Lacroix, eu égard aux premiers retours d'un questionnaire envoyé aux militants des deux partis début novembre, qui les interrogeait notamment sur "les mots qui devront être repris dans le parti".

Forts d'un nouveau slogan, "OUI", pour "ouverts, unis, indépendants", les radicaux devront également définir leur positionnement par rapport au gouvernement et, plus en avant, de leurs futures alliances électorales.

"De Valls à Juppé", résument Laurent Hénart et Guillaume Lacroix, alors que d'aucuns rêvent à voix haute de l'adhésion de l'ancien Premier ministre socialiste au nouveau parti, ainsi que l'une de ses proches, l'ex-ministre du Logement Emmanuelle Cosse, ex-EELV.

Les deux formations ont une culture certaine des prises de guerre, souvent électoralement heureuses: Bernard Tapie dans les années 90 chez les radicaux de gauche, Jean-Louis Borloo chez les Valoisiens dix ans plus tard.

Une nouvelle visibilité pourrait également passer par la création d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale: les députés des deux partis sont aujourd'hui éclatés entre les groupes PS, LREM et UDI-Agir. "C'est bien parti pour le faire, maintenant, il faut finaliser", se veut optimiste M. Lacroix, mais de nombreux ténors de l'UDI croient, a contrario, un tel dessein illusoire.

Le congrès réunificateur doit ouvrir une période transitoire de deux ans, pendant laquelle "les instance devront être redéfinies", explique Guillaume Lacroix. "A ce titre, notre congrès sera à la fois un débat politique et un débat technique."

...
Politique, Gauche, Partis, Après, Prg, Scission, Radicaux, Pr, Réunifient, Valoisiens
Publié le 08/12/2017 17:30:45 sur la-croix
Fourni par Qwant


En rapport avec cette actualité :




Actualités similaires :

Manuel Valls trompette en solo
liberation - 08/12/2017 18:56:07
Manuel Valls reste député
mediapart - 08/12/2017 17:13:29
Cantine scolaire : un droit d'accès
macommune - 08/12/2017 12:45:55
Politologue sur les reseaux sociaux


💸💰 Économie : PIB par pays
Nouveau Les noms de famille en France
Statistiques économiques et sociales
Sur le blog Les chiffres étonnants du chômage
Aides à la presse

Élections Municipales 2020 dans :

Aujourd'hui, dimanche 17 novembre 2019, nous fêtons les Babette, Elisabeth, Elise, Elizabeth, Elsa, Hilda, Leslie, Lisa, Lisbeth, Lise
Demain, nous fêterons les Aude

Prochains anniversaires
Marlène SchiappaMarlène Schiappa
37 ans dans 1 jour
Ludovic PajotLudovic Pajot
26 ans dans 1 jour
Benoist ApparuBenoist Apparu
50 ans dans 7 jours

Derniers communiqués
Debout La France
Benjamin Cauchy invité sur France Info (15 novembre 2019)
Debout La France (publié hier à 14:42)
UPR - Union Populaire Républicaine
Peut-on désobéir aux traités ? par François Asselineau
UPR - Union Populaire Républicaine (publié vendredi 15 novembre 2019 19:41)

Cours des monnaies
Dernier cours du 17/11/2019
1€ = 
1,10$
0,86£
119,95¥
1,09F

Prix des carburantsPrix des carburants et de l'essence du jour

Les derniers tremblements de terreTremblements de terre du jour