Pour
sortir de l'état d'urgence, Macron va le
rendre permanent. C'est ce qui découle du nouveau projet de loi antiterrorisme qui permettra par exemple aux préfets d'interdire à une personne le droit de
circuler en dehors d'un « périmètre géographique déterminé » ou qui légalisera les perquisitions administratives de jour comme de nuit.
Cet arsenal juridique et policier ne fera pas
reculer la menace terroriste, comme les attentats le montrent depuis deux ans. Par contre, la notion de "participation à des actes de terrorisme", ajoutée à la demande du Conseil d'Etat, a des contours juridiques suffisament flous pour
permettre aux préfets de
viser des opposants à la politique du gouvernement comme cela avait été le cas au moment de la Cop 21 ou de la lutte contre la loi travail. Et surtout il renforcera la surveillance au faciès et l'islamophobie.
Jacques Toubon, défenseur des Droits, vient lui-même de
qualifier ce texte de « pilule empoisonnée » . Et c'est un connaisseur, ancien ministre de Chirac qui le dit !
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