Le gouvernement va
durcir l'état d'urgence au nom de la lutte contre le terrorisme. Et la définition de cette étiquette va également être élargie. Elle vaudrait désormais non seulement pour ceux qui passent à l'acte, mais aussi pour ceux qui en parlent.
Pour
rassurer, le gouvernement explique que les litiges seront tranchés par un juge. Peut-être, mais ce sera après coup et sur la forme, pas sur le fond, ce qui fait réagir une partie de la magistrature.
Rappelons que, dans l'affaire de Tarnac, on avait collé à un groupe de jeunes militants l'étiquette « terroriste » pour rien. Et il s'est passé des années avant que la justice ne le reconnaisse.